5 choses que vous n’apprendrez pas dans les livres sur… La Bretagne

J’habite en ce moment le Morbihan, un départment de la Bretagne, en France. Région connue pour son industrie tournée vers la mer, sa forêt de Brocéliande (lieu mythique qui cacherait Merlin l’enchanteur), ses druides et ménhirs, son cidre, et ses kouing amann….C’est bien beau tout ça, mais vous pouvez l’apprendre confortablement assis dans votre salon, à lire un guide acheté en librairie. C’est pourquoi j’ai plutôt décidé de vous parler des 5 choses que vous n’apprendrez pas dans les livres sur la Bretagne.

voilier quiberron

  1. Il ne pleut que sur les cons.

Si vous êtes un peu familier avec la France, vous savez que la Bretagne a la réputation d’être…humide. Il pleut. Beaucoup. En tant qu’étrangère, je trouve cela parfois un peu dérangeant. Faites la remarque à un vrai Breton, et il risque de vous répondre délicatement qu’il ne pleut en fait que sur les cons. True Story.

  1. Des chanteurs marins apparaissent mystérieusement dans les bars à partir d’une heure du matin.

On ne sait pas où ils étaient avant, on ne les pas vraiment vu arriver, mais systématiquement, vers une heure du matin (l’heure où les restos-bars ferment), des hommes assez âgés débarquent au bar et se mettent à chanter de vieilles chansons de marins. Bonne chance pour fermer le bar! Ils colleront le plus longtemps possible et essaieront toujours d’avoir un autre dernier drink. Inlassablement.

  1. Le beurre salé pourrait entrer au patrimoine de l’Unesco dans le coeur d’un Breton.

Il n’y aura jamais assez de sel dans leur beurre. Beurre normal? Pas possible. Il faut que tu puisses te défaire un plombage sur un grain. Là on commence à jaser.

  1. Le Breton qui a l’air le plus froid est en fait souvent le plus chaleureux.

Le Breton qui a l’air le plus froid est sans doute le plus gros party people de la place. Il n’est pas réellement distant, il cuve seulement sa brosse de la veille. Il vit de nuit, c’est tout. Si tu as la chance de devenir son ami, ce sera probablement pour la vie.

  1. Choisir une huître n’est pas tâche simple.

Tu te dis que tant qu’à être en bord de mer, pourquoi ne pas y aller d’un petit apéro huîtres, ça va simplifier le truc. Détrompes-toi! Tu peux arriver devant un comptoir d’ostréiculteur ( le dude qui les élève et les vend) et avoir l’air tellement niais de demander juste ‘’des huîtres’’. Il y a la première question essentielle : Creuses ou plates. Ensuite il y a la provenance. ( la baie de Quiberon, le Golfe de ci, la ria de ça..) et même le numéro toi! Une demi-douzaine de #3 svp! Parce qu’elles sont classées selon tel grandeur, ou poids. Et pour les servir… avec citron? Avec poivre? Cuite ou crue? Avec une petite sauce à l’échalotte? Bref, détrompe-toi, l’art de l’huître bretonne n’est pas une simple affaire.

 

À mon expérience, la Bretagne est une terre où il fait très bon vivre, particulièrement lorsque quelques rayons de soleil s’invitent au moment de l’apéro avec les copains. Les gens sont accueillants et bons vivants, la mer est belle et féroce…Et histoire de voir le verre à moitié plein, il y fait, comme on dit ici, en fait ‘’beau plusieurs fois par jour ‘’ ;).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s